vaches ; famille ; nature ; paysages ; pensées ; souvenirs ; humeur

14 mars 2021

Au fil de mes envies, au fil du temps.

 Vous avez vu, j'ai mis des photos sur au fil de mes envies. Des vaches et pis d'autres choses. Des balades que j'ai aimé pour les avoir faites à deux par exemple et aussi parce que, ce qu'elles m'ont fait découvrir, la première fois, c'était beau.

2021 03 03 ile de Chaillac (81)


Des petits veaux complices qui chahutent et jouent en attendant la tétée.


2021 03 03 ile de Chaillac (71)


Des vaches qui s'abreuvent dans les restes d'une zone inondée.


2021 03 03 ile de Chaillac (43)


Des vaches que je fus heureuse de découvrir sur une ile, la seule qui soit habitée sur la Vienne dans le département de Haute vienne et comme en pèlerinage je reviens les voir bien des fois.


2021 03 03 ile de Chaillac (1)


Des parterres de Jonquilles pour évoquer mes Enclos. Ceux que j'avais hâte de retrouver après deux mois d'exil, quand haute comme trois pommes assises, je suivais la Francine, revenant de parel, avec mes gros sabots. 


2021 02 24 DES VACHES A PEYRASSOULAS (46)


Toutes ces vaches me rappelant mon enfance heureuse, auprès des miens dans mon trou perdu de Lossedat mais où à chaque fois je reviens comme on revient sur ses pas.

Ces vaches là, je les ai découvertes au cours d'une promenade faite avec Romain. Une belle balade en pays Limousin.

 Je rattache souvent des images à des moments heureux, comme si les autres moments s'effaçaient pour ne retenir que le meilleur, celui qui rend heureux.

 Ce lundi vous pourrez lire sur mon autre blog, Des hirondelles et des papillons , un exercice qui parle de margarine, à la base. Mais qui aurait eu toute sa place ici tant les souvenirs évoqués sont lourds. Pas à porter, mais en poids et en présence dans la balance du temps qui nous fait vivre et revivre ce qui nous a construit et façonné à la manière d'un magicien qui saurait rendre beaux tous les moments que nous avons gardé au fond de nous.

Mais puisque vous êtes venu ici, je vous le livre, c'est une avant première et non une rediffusion comme on pourrait le qualifier. Voilà, il est ici, il vous suffit de cliquer. La margarine

Sinon vous attendez demain pour le retrouver en direct dans la rubrique atelier.

Dans ce texte, j'y évoque des bons et des mauvais souvenirs qui sont sous jacents, comme si je voulais les effacer et ne garder en moi que ce qui fut bon à partager. Ce qui fut amour, ce qui fut souffrance, ce qui fut bonheur, ce qui fut  déchirure. Chaque moment compte intensément et au bout d'une vie, ils s'effacent pour laisser place au néant. Même si d'autres y accrochent des images tendres, des dorures, des enluminures, bref des artifices qui leur feront dire à leur tour, que la vie est un formidable cadeau avec ses aléas, ses bons et ses mauvais moments, mais qu'il faut surtout retenir les bons, car ce sont eux qui nous poussent de l'avant et nous aident à gravir les marches du temps.

07 février 2021

Sans jamais dire ton nom

  

 

En ce 7 février 1965 naissait la plus gentille et la plus belle des Zibelines. La mienne. Pour son anniversaire, j'ai collecté quelques une des étapes qui façonnèrent son parcours.

Il y eu elle d'abord, tout juste arrivée dans notre étable. Automne 1964, quand je revins du collège, après 15 jours de captivité, elle  était là qui m'attendait.

 

Pomponne

 

Puis vint février et la neige épaisse qui recouvrit le sol. Le froid et les gelées. Zibeline vint frapper à la porte de notre foyer. C'était un vendredi et  toute la nuit, elle nous tint éveillées. Au petit matin, quand le jour s'est levé, on nous l'a présentée. Je la revoit poupon rose dans son berceau qui était là et qui dormait. Ce fut bien triste de la laisser quand vint le lundi et que je m'en allais prendre le car qui devait m'en éloigner.

Je ne la vis pas beaucoup durant ce printemps et la trouvais changée à chaque fois que je revenais.

Puis le temps à passé, les plus grandes souvent s'occupaient d'elle. Mais il fallait aller à l'école, c'est elle qui désormais nous expliquait par le menu, ce qui se passait à la ferme. Les lapins, les poussins, les veaux, les petits cochons, les frasque des uns et des autres, tout y passait. Mais que de bonheur de l'écouter nous raconter !

Aux beaux jours, elle gardait les vaches avec maman, en prenant son goûter.


IMG_20180425_0006


Puis, elle grandit. Ce fut son tour de prendre le chemin de l'école. Elle travaillait bien à l'école et était fière des compliments que lui adressait le maître ou la maitresse. Moi, j'aimais particulièrement ses dessins et ses rédactions où elle parlait avec passion des animaux qui l'entouraient, de son petit monde qu'elle affectionnait et de mille choses du quotidien, dont même les plus banales avaient un intérêt. Plus tard, quand elle sut écrire, c'est elle qui était préposée à la correspondance. J'ai gardé les lettres qu'elle m'écrivait, y parlant de la Charmante, de la Germaine, une lapine grise qu'on nous avait donné, des petits potins du village, de la santé des uns et des autres, du chien, et de ses projets. En ce temps là les enfants n'allaient plus à l'école à pied et  les chemins étaient déneigés l'hiver. Ce qui fait qu'elle n'a pas connu comme nous la joie de rebrousser chemin quand à la Pinatelle, la neige nous empêchait de passer. 

C'est donc en promenade lorsque je venais à la maison, que nous partagions les plaisirs de l'hiver, avec Nours, notre joli chien qui nous accompagnait.


le temps des neiges (24)

 

La prade nours et Missou (1)

Le chemin de la Prade, Nours (1)

Les Barthes, Nours, lancer de baton (2)

 

Bien sûr suivant les saisons, nous découvrions aussi des coins à champignons comme à la Basse ou aux Bordes et encore aux Enclos.


la maison des enclos


et nous étions heureuses de présenter notre cueillette arrivées à la maison. 


le bois des Barthe


Souvent maman était avec nous, nous bavardions en chemin, heureuses de partager avec elle, ces moments d'éternité.


Retour des Barthes, la grande sagne mémé et Nathalie

 

il y avait aussi ces soirs d'hiver quand ensemble nous conduisions les vaches au bac pour les abreuver.

 

au bacla roussette au bac


Nous passions de longs moments ensemble pour les besoins de la ferme mais aussi pour le plaisir quand nous allions dans nos chemins alentours passant par le fond du village et que les chiens de la Clémence nous importunaient.


chez le babot

2020 10 04 au 10 10 auvergne (21)


Et puis le temps à passé, nos chemins se sont séparés. Chacune a fait sa vie. Nous avons une fille du même âge, ce qui nous a permis de retrouver notre complicité, pendant les vacances, parfois la piscine et le feu d'artifice du 14 juillet, tiré en bas des Prairies et qui nous voyait revenir par la nuit étoilée. Parfois nous emmenions les filles en promenades, au lac Jambon disaient elles, ou bien au parc animalier.

Devenues grandes, elles ont gardé le lien et nous nous voyons quand le temps nous est donné. Toujours en quête de vaches nouvelles

vaches


Sauxillanges Automne2009 086 (4)

Sauxillanges Automne2009 086

Nathalie à la ferme (1)

Nathalie à la ferme (5)

Nathalie à la ferme (14)


ou de coins ombragés. 


2017 10 16 (17)

2017 10 16 (21)

 

2020 09 16 Chez Florine (13)

2020 09 16 Chez Florine (18)

2018 04 18 Chez Florine (8)


Traquant les souvenirs dans un coin de grenier,


2020 09 17reliques Lossedat (12)2020 09 17reliques Lossedat (14)2020 09 17reliques Lossedat (21)2020 10 04 au 10 10 auvergne (6)

 

flânant le long d'un bief,

 

sauxillanges 23 09 2016 (6)

sauxillanges 23 09 2016 (16)

ou d'une rue de Saint Dier.


 

2020 10 04 au 10 10 auvergne (30)

2020 10 04 au 10 10 auvergne (31)

 

2020 10 04 au 10 10 auvergne (35)

2020 10 04 au 10 10 auvergne (36)

2020 10 04 au 10 10 auvergne (37)

Alors puisque tu ne peux pas ouvrir les images sur ta messageriesur l'horloge du temps si précieux, et avant que ce jour ne s'achève, je te souhaite un


Zoyeux Zaniversaire ma Zibeline 


zoyeux zaniversaire

 

 

 

03 novembre 2020

Il faisait si beau ce matin.

C'était une journée ordinaire. Une journée que l'on eut pu dire printanière malgré le vent d'automne. D'ailleurs il faisait beau. Le soleil paresseusement se reflétait derrière les carreaux. Minette au jardin se prélassait, guettant une proie ou bien  un bruit d'oiseau.  Le vent  dans ses poils dansait et faisait le beau. 

 Minette aimait courir et danser dans les roseaux. A peine on la quittait des yeux que déjà elle se dérobait au beau milieu de ce qu'il restait de vieux monceaux de bois, de quelques outils anciens dont l'usage n'était plus que souvenir d'un monde révolu et disparu à tout jamais.

Sans que l'on y prenne garde, Minette prenait le large et s'éloignait un peu. Elle prit de plus en plus de distance et élargit son champ de jeu.

Elle s'approcha de la clôture et disparu derrière la haie. La route si proche représentait multiples dangers. Les voitures si promptes à se déplacer la heurtèrent, un jour. Malgré le mal et le froid qui l'envahissait, elle réussit cependant à se hisser sur le bord du fossé.  Alertés, ses maîtres se précipitèrent pour la soulager.  Transportée d'urgence à la clinique vétérinaire, elle fut laissée mourante, personne ne donnant cher de sa peau. Ce furent alors  de longues et interminables journées d'angoisse. Puis un jour, elle se réveilla de sa torpeur. Soignée, dorlotée, Minette peu à peu récupérait. Elle revenait de loin, mais elle était sauvée. 

Elle reprit son manège dans l'enclos du jardin où elle chassait les mulots. La vie pour elle avait la saveur du renouveau. Elle avait peur désormais des bruits de moteur et dès qu'elle en entendait, elle se faufilait au creux d'une improbable cachette sensée la préserver.

Désormais, Minette était équipée d'un beau harnais et d'une laisse d'où elle ne pouvait s'échapper. 

Mais à trop préserver on peut aussi tout faire basculer. 

C'est ce qui s'est passé en cette journée que l'on eut pu dire printanière, malgré le vent d'automne qui chantait dans les roseaux.    

Il faisait si beau ce matin. Nous avons mis Minette en terre, au pied du grand sapin.   

d'un anniversaire à l'autre.

 Il y a tout juste 1 an que je ne suis pas revenue ici. Manque d'occasions ? Non. J'en aurais eu mille. Manque de temps ? Non. J...